Quand la Chine donne des leçons de qualité à Hermès

•19 mars, 2010 • Laisser un commentaire

Le « Made in China », synonyme de qualité industrielle et de défauts récurrents, a longtemps été proscrit par les maisons de luxe.

C’est une belle revanche que vient de prendre l’empire du soleil levant en donnant une leçon de qualité aux marques occidentales. En effet, les autorités chinoises semblent avoir rehaussé leur niveau de contrôle qualité. Assez en tout cas pour faire retirer de la vente des vêtements Versace et Hermès, contenant des niveaux trop élevés d’acides susceptibles de causer toutes sortes d’irritations et d’allergies…

Cao Lei, en charge de la communication Hermès en Chine, attribue cet incident à un problème d’étiquetage (la marque aurait oublié de spécifier la présence d’acide, ce qui ne semble pas choquer ce monsieur pour autant) :

« L’Administration du Zhejiang a prélevé les échantillons en décembre 2009, et nous avons été informés des résultats en janvier 2010. Il est indéniable que nous avons commis des erreurs dans l’étiquetage, et nous avons commencé à modifier toutes nos étiquettes sur le continent chinois, ce qui devrait être achevé d’ici la fin du mois de mars »

En tout cas le timing est plutôt mauvais pour le groupe Hermès, à l’approche du lancement de sa nouvelle marque Shang Xia, « Born in China and Made in China », qui vise à coller au plus près des exigences de la haute sphère chinoise.

Espérons au moins que cette affaire change quelque peu l’image entachée que l’on a de la Chine car son artisanat n’en reste pas moins l’un des plus prestigieux au monde.

Chanel: Odeur de renouveau?

•17 mars, 2010 • Laisser un commentaire

Alber Elbaz semble être sur la plus haute marche des prétendants à la succession de Karl Lagerfeld…

Mesurer le buzz avant chaque défilé, c’est possible !

•11 mars, 2010 • Laisser un commentaire

Grâce à l’agence Zeta interactive, l’hystérie collective générée par les différentes fashion weeks à travers le monde peut enfin être quantifiée. Cet outil de mesure, développé pour le compte du Wall Street Journal tombe à pic alors que nous nous trouvons en plein dans la semaine des défilés parisiens. Qu’elle soit positive ou négative, on peut se faire une idée de l’attente que suscite chaque marque à l’approche de son défilé.

Voici un aperçu de cette interface qui reste, à mon goût, peu ergonomique et difficilement lisible :

L’article du WST sur le buzz de la fashion week parisienne

Luxe et médias sociaux: des dérives annoncées ?

•10 mars, 2010 • Laisser un commentaire

Les marques de luxe ont enfin compris qu’une grande partie de leur futur résidait dans le web social ou le rassemblement en communautés virtuelles sur internet.

La preuve de cela ? Les bloggeurs placés au premier rang des défilés en décembre dernier…

Aujourd’hui internet renforce, de jour en jour, son statut de média participatif. C’est le seul où l’interaction entre les différents intervenants ait un poids aussi important, capable de changer l’avis de millions de personnes. De là l’importance de réunir les utilisateurs sous une même communauté virtuelle, partageant les valeurs et l’identité d’une marque de luxe.

Malgré cette notion, qui a plus ou moins bien été intégrée, on sent que les acteurs majeurs de cette industrie ont du mal à laisser échapper ce qui les a toujours caractérisé : le besoin de contrôle. En effet, que ce soit pour sa distribution sélective ou son image léchée au possible, la marque de luxe a toujours voulu garder le contrôle. Il n’est pas aussi simple de canaliser les avis de millions d’internautes, quoique…

Je vous l’avais tout d’abord fait remarquer en précédence via la vidéo des bloggeurs (chou)shootés pour le dernier numéro de Vogue.

Voilà maintenant que le leader mondial du luxe, LVMH, nous présente un magazine en ligne diffusant du « brand content » (contenu de marque pour les moins anglicistes). Renommé Nowness pour l’occasion, le zombie du site e-commerce eLuxury propose un contenu destiné à créer un « univers » allant au delà des produits du groupe. En gros c’est une plateforme culturelle de lavage de cerveau qui familiarise les consommateurs avec les « valeurs » intrinsèques de la marque, afin de créer une interaction. Interaction ? En effet le mot est peut-être mal choisit, car ici, la seule action possible pour l’internaute et de dire (via un bouton) si il « love » ou si il « don’t love » ce qui lui est proposé.

Venons-en ensuite à Thierry Mugler qui a, à priori, moins (voire rien) à perdre face à LVMH, et qui nous propose à son tour une vision totalement différente de la plateforme sociale. L’approche de Womanity est beaucoup plus libérale. Son concept est de proposer une nouvelle définition de la femme, grâce à du contenu mis en ligne directement par les utilisatrices. Le « brand content » devient alors du « user generated content » (contenu généré par les utilisateurs).

Toute en gardant une thématique liée au luxe, les internautes retrouvent ici la liberté de s’exprimer comme ils l’entendent. En outre, plutôt que d’avoir des indications binaires comme dans le cas précédent, ce système permet à la marque de collecter de réels insights marketing et de répondre, par la suite, aux attentes de ces consommatrices.

Pensez vous que ces pratiques du web social soient justifiées ?

Hédi Slimane donne sa première interview en 3 ans…

•25 février, 2010 • Laisser un commentaire

…Et il en a des choses à dire.

« La communauté internet qui s’est créée autour de la mode constitue une vaste agora qui “tweet” des passions et des opinions. Tout le monde possède des arguments et chacun peut s’autoproclamer critique.

C’est une idée fascinante, j’ai toujours privilégié l’amateurisme (« celui qui aime ») plutôt que le professionnalisme, l’attirance plutôt que l’expérience. C’est ce qui oblige les professionnels du secteur à se renouveler et à penser d’une manière nouvelle.

Bien sur il est difficile de savoir si une figure d’autorité, telle que Suzy Menkes, pourrait un jour s’exprimer en toute intégrité par le biais de moyens digitaux, sans créer de conflits d’intérêt.

D’un point de vue créatif, et lorsqu’il est utilisé de manière innovante et audacieuse, [l’internet] a permis à de nombreux jeunes stylistes ou marques indépendantes d’acquérir une notoriété instantanée.

J’émets des réserves quant à la durée de vie de la distribution telle que nous la connaissons. Cette chose [l’internet] est très importante, peut-être la plus importante, car elle pourrait signifier qu’il n’existe plus rien entre la création et le public/consommateur.

Enfin, le meilleur et le pire ont toujours fait partie de la mode, l’internet ne fait que zoomer sur ce point là en créant un joyeux et bruyant chaos digital.

Ce qu’il faut retenir c’est que n’importe quelle note peut faire de la musique. Ce n’est qu’une question de goût. »

Hedi Slimane – Progressiste du XXI˚ siècle

Suite et fin de l’interview (en anglais)

Les bloggeurs sont à la mode? Vite un shooting Vogue…

•25 février, 2010 • Un commentaire

Christian Audigier « roi » du merchandising

•13 janvier, 2010 • Laisser un commentaire

Après les morts il s’attaque aux pervertis… Quel courage!