Le nouvel entrant dans notre serie sur le webdesign est Hermès avec son site Les Ailes d’Hermès. Un site expérientiel sous plusieurs angles et visant littéralement à prêter les ailes d’Hermès aux internautes pour une expérience unique. Celle-ci est essentiellement visuelle et, lors de son arrivée sur le site, l’utilisateur se trouve confronté à 56 petites vignettes, chacune représentant une facette du monde Hermès et racontant un bout de l’histoire de la maison.

La navigation sur le site se fait de manière personnalisée, C’est l’utilisateur qui crée son expérience au sein du site en choisissant la vignette sur laquelle il cliquera en premier et par laquelle il commencera son voyage. Cette idée de décider par où commencer son expérience est très marquante car elle donne un pouvoir de décision à l’utilisateur et, est aussi symbolique avec cette notion de voyage qui est traditionnellement associée aux maisons de maroquinerie.

En termes de contenu, notre voyage oscille entre sandales colorées, sacs Kelly personnalisables et icônes de la marque en passant par les palettes de saison et les derniers défilés sans oublier une symbolique omniprésente qui caractérise la maison avec l’équitation notamment. C’est à travers toutes ces images et ces symboles qu’Hermès se raconte et l’utilisateur construit ce conte en tant que narrateur interne, en s’immergeant dans cet univers complètement unique.

Aujourd’hui on se demande si la mode est arrivée à un point de saturation en terme d’innovations, toutes les formes et toutes les matières on été utilisées… C’est pourquoi, depuis le lancement de ces vêtements qui changent de couleurs au contact de la chaleur, on entend parler de plus en plus de cette innovation technologique dans la mode.

Lancés en premier par Anzevino & Florence aux Etats-Unis, on les retrouve récemment chez Colette avec un partenariat entre House of Holland et Cassette Playa, ce qui devrais mieux nous les faire connaître en Europe. L’idée paraît très bonne et les possibilités infinies, comme nous le montre par exemple la créatrice Angel Chang qui, en partenariat avec RedMaps, propose une robe qui révèle une carte de New York lorsque l’on souffle dessus.

Innovateur surement, mais pratique j’en doute. Avant toute chose il faut s’assurer que ça marche, et que “un souffle” soit la variation thermique nécessaire pour changer l’aspect du vêtement. Le doute se révèle utile quand on voit cette vidéo de “Colette Shopping TV #2″ où l’on nous montre vraiment comment ça marche (à partir de 4:30min). Après ça, le seul endroit du corps qui pourrait émettre assez de chaleur pour changer la couleur de votre t-shirt se trouverais sous vos aisselles… On vous aura prévenus alors réfléchissez-y avant de vous lancer dans cette nouvelle tendance.

Après une apparition dans le dessin animé de Eric & Ramzy et un film entier à son effigie, il ne manquait qu’une dimension à l’image de Papi Chanel et c’était celle de l’univers 3D des jeux vidéos. C’est à travers un accord avec Rockstar Games qu’il devient DJ dans le nouvel opus de GTA, le jeux des gangsters en devenir. DJ??? Oui c’est bien ça, il aurait pu faire styliste pour notre bonhomme mais non… Et c’est là que l’on se dit qu’il aurait peut-être accepté n’importe quel personnage tant qu’il pouvait y être dans ce jeu, afin de répandre encore plus son image à la crinière blanche et aux lunettes foncées dans des costards toujours plus minuscules. Ou alors, il ne voulais pas être en contact direct avec le personnage du jeux, exclusivité oblige, et être le DJ lui procurait une place de supériorité et de décision dans le jeu.

Quoi qu’il en soit, vous retrouverez Papi Lagerfeld en tant qu’animateur de la radio K109 - the studio (on ne sait pas s’il y aura sa vrai voix…), pour retrouver les début de la musique électronique avec des chansons de Ceronne ou encore Don Ray. En tout cas ça devient glamour dans le monde des gangsters…

Lors de cette année 2008 qui sera hostile au secteur du luxe selon les prévisions économiques, l’avantage compétitif des marques de ce secteur se trouvera dans leur habilité à s’imposer sur la toile et sur le marché du e-tailing. En effet, très peu a été fait dans ce domaine jusqu’ici snobé par les grandes marques de luxe; à part des sites vitrine banals histoire de ne pas être totalement transparents sur la toile. Aujourd’hui, leur site internet sera leur principale arme, leur vaisseau amiral et c’est pour ça que l’on doit s’attendre à de nouveaux sites plus fonctionnels de la part des gros noms de la mode dans les mois à venir…

C’est la que cette série d’articles sur le webdesign prend tout son sens et pour continuer sur notre lancée, c’est aujourd’hui du site Viktor&Rolf que nous allons parler. Comme annoncé dans le titre, c’est sur un design d’intérieur de château que l’on tombe lorsque l’on visite ce nouveau site. En effet, les deux couturiers ont souhaités convier les internautes dans l’intimité de leur maison et nous accueillent en personne virtuelle dans le hall (page d’accueil) de celle-ci. C’est justement en évoluant dans les différentes pièces de cette maison que l’on découvre les différentes pages: le Hall (Page d’accueil), le Grand Salon (Dernières collections), la Bibliothèque (Archives de la marques), la Parfumerie (Expériences parfumées). La navigation dans les différentes pièces de la maison est très réussie et se fait très intuitivement grâce à la technologie actuelle, qui permet à l’internaute d’évoluer dans un environnement totalement en 3D ce qui rend l’expérience encore plus proche de la réalité. La mise en ligne est prévu pour ce soir.

La présence des deux créateurs dans chaque pièce renforce leur proximité avec le public, qui peut les voir sur leur 31 lors des défilés dans le Grand Salon ou dans une tenue plus décontractée, accompagnés de leurs chiens dans la Bibliothèque. L’utilisation du site web comme outil marketing pour fait pénétrer les visiteurs dans l’univers de la marque et leur permet de se sentir mieux accueillis que dans n’importe quel autre site, bien qu’au final le contenu soit le même qu’ailleurs. C’est donc un très bon exemple de l’avantage compétitif que peut fournir le webdesign grâce à son impact sur les internautes.

A venir, de nouveaux sites ont été annoncés du côté de Calvin Klein et Pucci.

J’ai le sentiment que l’industrie de la mode est vraiment dans un tournant de son histoire. Comme j’ai pu le souligner précédemment, notamment dans le billet sur les stylistes et l’internet, on à aujourd’hui une certaine réticence quand à mêler l’univers du luxe à celui d’internet. Ce qui explique cela c’est le business modèle des entreprise de mode et du luxe. Elles ne pratiquent pas un marketing social où elles répondent à des besoins (sinon celui de s’habiller), mais se renouvellent plutôt en créant des besoins à travers de nouvelles tendances en mouvement perpétuel.

Or les médias sociaux (ex: Myspace, Facebook, Youtube, les blogs,…) qui sont en forte expansion depuis 2005 ont montré qu’il y avait une nouvelle façon de faire entendre sa voix sur tel ou tel produit, d’où des opérations de marketing des médias sociaux de la part des entreprises qui s’ouvrent aux utilisateurs et utilisent leurs feedbacks pour promouvoir ce qu’elles font. Cette pratique est encore peu utilisée car beaucoup de ces firmes ne sont pas enclin à se révéler à nous consommateurs et faire de nous des décideurs.

Le sujet de la mode est un des plus répandus de la blogosphère et le milieu n’échappe pas non plus à l’émergence de médias sociaux qui sont encore très jeunes ( et en anglais!). Cependant on retrouve de bonnes idées et j’en ai sectionnées quelque-uns que je vais vous présenter:

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Stylehive: surement le plus vieux de tous, c’est une plateforme de shopping social ou les membres peuvent proposer des produits qu’ils ont aimé sur internet et ceux-ci sont classés à partir des votes d’appréciation des autres membres. On y retrouve non seulement des produits de mode mais aussi des objets d’art, de décoration et de design. Kadooble et This Next reprennent le même principe est ajoutent des options comme la global map de This Next où apparaissent des bulles à chaque fois que quelqu’un regarde un produit sur une boutique en ligne à travers le monde.

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Osoyou: encore une fois, on retrouve la même idée de partage de trouvailles, seulement Osoyou se démarque des autres car il traite plus particulièrement de mode (alors que les autres traitent plus généralement de shopping) et vise les jeunes femmes British branchées. Avec 70% de femmes aux UK qui achètent des produits de beauté en ligne, ce site est une affaire qui marche et se positionne aussi comme une source de nouvelles tendances.

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Trendible: réseaux social à la Facebook, il est fait pour les pour les accrocs à la mode, les prescripteurs de tendances et les stylistes en devenir. Il propose plein de fonctions comme la mise en ligne de photos de vidéos, la style map qui vous connecte à vos stylistes préférés et grâce à celle-ci, ils peuvent connaitre votre profil et déterminer leur type de clientèle. C’est surement le concept le plus intéressant et celui qui va le plus dans le sens du marketing des médias sociaux.

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Stylehop: celui-ci est le plus récent, ouvert début 2008 et encore en version alpha, c’est aussi celui qui à mon sens est le plus fun et innovant. Il s’agit d’un site qui détermine votre profil à l’inscription (age/sexe/marque préférées) pour ensuite vous envoyer des séries de look à noter, une fois par semaine. Ainsi, votre avis est comptabilisé avec celui des autres membres et les looks reçoivent une note globale. Ceci est fait pour guider les gens qui ne sont pas forcement branchés mode à prendre des décisions d’achat en ligne sur les conseils (ou plutôt les notes) de personnes s’étant inscrites.

Tout ces sites ont bien sur des limites mais sont très intéressant pour comprendre un possible avenir du secteur et les enjeux qui sont présents.

Autant dire tout de suite qu’il y a plus de non adeptes que d’adeptes mais ce qui me frappe le plus c’est l’attitude négative des stylistes vis à vis de l’internet… On dirait que c’est un monstre qui ne peut que détruire l’industrie de la mode et non la rendre meilleure. A mon sens le feedback des réseaux sociaux et des blogs que l’on trouve sur ce que produisent les designers leur fait peur car, quelque part, il perdent cette situation de contrôle et de grand maître de la mode et descendent de leur pied d’estale. Mais l’industrie est en train de changer et il va falloir s’adapter!

Mention spéciale aux vieillots Ralph Lauren et Roseta Missoni qui se placent en haut du classement

Geeks:

1. Christopher Bailey (styliste Burberry): Utilise internet tout le temps avec son équipe et tout seul, il souligne “On ne peut pas répondre aux besoins du monde d’aujourd’hui à moins d’être connectés au web”.

2. Rosita Missoni: A 75 ans, elle commence toute ses journées en ligne.

3. Stefano Gabbana (D&G): Passe tout son temps sur le net.

4. Diane Von Fustenberg: Mariée à Barry Diller, un des plus importants entrepreneurs dans les médias américains, elle est expérimentée sur le sujet et surfer sur internet pour elle n’est pas un problème.

5. Ralph Lauren: A 68 ans, LE gentleman vient d’avoir son iPhone et ses proches disent qu’il est enthousiaste et veut apprendre à l’utiliser.

6. Alexander McQueen: Très familier avec le monde de l’internet, utilise le web fréquemment.

Occasionnels:

7. Stefano Pilati (Styliste, Yves Saint Laurent): Familier avec les ordinateurs, il sait utiliser un clavier et internet.

8. Marc Jacobs (Styliste, Louis Vuitton): Laisse parfois des commentaires sur des blogs mais admet “Je ne sais pas rechercher sur Google” ; “Je n’arrive pas à synchroniser mon iPod, je ne sais pas utiliser Photoshop et les machines se cassent autour de moi”.

9. Raf Simons (Styliste, Jil Sander): Utilise à quelques occasions internet mais pas pour son inspiration.

10. Tomas Mayer (Styliste, Bottega Veneta): Surfe très rarement mais jamais pour trouver son inspiration.

11. Nicolas Ghesquière (Styiliste, Balenciaga) : “Je ne suis pas très internet, je viens juste d’avoir un Blackberry”.

12. Miuccia Prada: Travaille beaucoup avec son équipe sur le marketing Prada qui comprend l’utilisations de nouvelles technologies et la manipulation de contenus informatiques, elle a aussi travaillé avec des architectes sur l’influences de différents décors pour ses défilés. Elle est donc familières avec ce milieu mais prétend ne pas utiliser internet.

Hommes/Femmes des cavernes:

13. Karl Lagerfeld: Son appartement est rempli des dernières technologies mais il ne sait pas les utiliser. S’il en a besoin ou envie, dit-il, il demande à des gens de le faire pour lui (J’imagine Lagerfeld avec un conseiller en nouvelles technologies et lui qui s’enerve après lui parce qu’il ne sait pas faire marcher…).

14. Donatella Versace: Affirme que son équipe surfer pour elle mais dans cette même équipe on la soupçonne de s’y connaître quand même un peu.

15. Giorgio Armani: Fasciné par l’internet, il laisse cependant son équipe lui montrer pour lui.

16. Alber Elbaz (Styliste, Lanvin): Il ne sait pas faire la différence entre le côté ou l’on ouvre son PC portable et l’autre. Il voit internet comme un “danger” pour son imagination.

17. Domenico Dolce (D&G): Ordininophobe.

18. Paul Smith: Il ne sait pas surfer sur le net et sa femme admet qu’aucun d’entre eux ne possède un téléphone portable (…Oh mon dieu!).

Source: Computerphobia. Is it undermining the fashion industry?

Après m’être extasié sur la simplicité et l’éfficacité du site de la Maison Martin Margiela, me voila de nouveau confronté à un design qui fait réagir. Si ça continue comme ça je vais devoir attribuer le meilleur webdesign de la semaine…

Le label australien Ksubi, connu entre autres pour ses lunettes hype qui atterissent sur le nez de personnalités comme Kate Moss ou Kanye West vient d’ouvrir son magasin en ligne hier. Jusque là rien de bien extraordinaire a part le fait que cette ouverture était très attendue mais là encore cela va de soi. En me rendant sur leur site je me suis cependant rendu compte d’être dans un endroit faimilier, le design qui m’entoure était sans doute très reconaissable car il s’agit de celui du site actuel de Google à la sauce Ksubi. En effet tout y est, la même typographie, la même case de recherche, même les pubs sur la droite quand le résultat d’une recherche s’affiche. Là encore quelle bonne idée, le fait de se trouver sur un site dont le design nous est familier nous offre quelque part un sentiment de sécurité et une intuitivité qui vient toute seule. Je pense que le fait que (pratiquement) tout le monde aille sur le site de Google à chaque fois qu’il utilise internet fait que son interface graphique, qui à toujours été aussi simple, devienne un classique. C’est donc un choix très innovant que de reprendre le design d’un autre site, alors que tout le monde essaye de se demarquer, et l’impact sur l’utilisateur est sans aucun doute plus significatif.

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A quand un site Chanel avec l’interface Facebook?

Alors que les e-merchandisers se cassent la tête à trouver la manière la plus intuitive et efficace pour mettre en avant les produits de telle ou telle marque sur leur site internet, la Maison parisienne nous dévoile pour son 20ème anniversaire leur nouveau site web qui ne laisse pas de marbre. En effet, le webdesign se résume à une reproduction de page index qui présente l’arborescence du site sous la forme d’une liste. Quoi de plus simple, pour rendre aux produits mêmes la place de premier plan qui leur est accordé. Il est très difficile de juger de la qualité de vêtements sur internet comme il est très facile de juger la qualité et la complexité du design d’un site web. C’est pourquoi ce design dépouillé nous rappelle, en évitant toutes distractions visuelles, que le cœur est le produit. C’est brillant et je vous invite à vous y rendre par vous même! C’est par ici
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